Les procès-verbaux du Bureau des longitudes

Procès-verbal de la séance du 2 avril 1873

Titre Procès-verbal de la séance du 2 avril 1873
Contexte Registre 1868-1874 (copies)
Date 1873-04-02
Rédacteur Yvon Villarceau, Antoine Joseph François (1813-1883)
Identifiant C1868_1874_284
Format 26 x 38,5 cm; image/jpeg;
Éditeur Bureau des longitudes; Observatoire de Paris; Laboratoire d'Histoire des Sciences et de Philosophie - Archives Henri Poincaré (UMR 7117 CNRS / Université de Lorraine);
Droits CC BY-SA 3.0 FR
Transcription Procès-verbal de la Séance du 2 Avril 1873
Présidence de M. l'Amiral Pâris.

Le Procès-verbal de la Séance précédente est lu et adopté.
Le Bureau reçoit 1° le n° 1930 des Astr. Nachr. 2° le n° 3 du Tome 19 de la Collection géographique du Dr Petermann.
M. Le Verrier et l'Amiral Paris se sont préoccupés des moyens par lesquels on pourrait arriver à une entente pour l'exécution des travaux géodésiques entre l'Observatoire, le Bureau des Longitudes et le Dépôt de la Guerre ; il fait remarquer que les deux premiers établissements ressortissent du Ministère de l'Instruction publique, il serait nécessaire que ceux-ci fissent une démarche collective auprès du Ministre, dans le but d'obtenir son intervention auprès du Ministre de la Guerre : en donnant ainsi satisfaction aux exigences de la hiérarchie, on suivrait une marche tout-à-fait régulière et qui serait de nature à assurer le succès des négociations.
Le Bureau donne son assentiment à cette manière de voir.
M. Bréguet fait remarquer que le Ministre de l'Instruction publique, n'a pas encore fait de réponse à la demande du Bureau tendant à ce qu'il fût procédé au remplacement des membres décédés, en conservant les cadres actuels du Bureau. M. le Président et M. Le Verrier se proposent d'appeler l'attention du Ministre sur cette situation.
M. de la Roche Poncié dépose un Mémoire sur la détermination de la position géographique de Port-Saïd, par M. Hatt ingénieur-hydrographe.
M. le Président fait remarquer que cette importante position n'est pas donné dans la Conce des Temps et qu'en attendant une détermination plus précise de la Longitude que fournira la télégraphie électrique, il serait urgent de mettre à la disposition des navigateurs un résultat dont ils seraient heureux de pouvoir tirer parti.
M. Yvon Villarceau dit qu'on ne possède pas de déterminations astronomiques relatives à l'Egypte obtenues postérieurement à celles de l'astronome Nouette [Nouet] qui fesait partie de l'Expédition française à la fin du siècle dernier.
Le Mémoire <de M. Hatt> est renvoyé à la commission des méridiens fondamt. A cette occasion M. Villarceau rappèle l'entreprise exécutée l'année dernière pour la détermination de la Longitude de Brest et d'un point de l'Amérique.
La première de ces mesures a été exécutée en commun par les astronomes de l'Observatoire de Paris et un délégué du gouvernement des Etats-Unis ; il serait à désirer que le résultat fût publié, attendu qu'on a révoqué en doute l'exactitude de l'opération exécutée par M. Lépissier en 1863 et que des deux parties du parallèle de Paris compris entre Strasbourg et Brest, la partie occidentale ne vérifie pas la condition relative à la longitude et à l'azimut qui résulte de la théorie des attractions locales.
M. Loewy dit qu'il n'est pas en mesure de faire connaître actuellement le nouveau résultat obtenu pour la longitude de Brest. M. Le Verrier parle de la variabilité de l'équation personnelle suivant la nature des appareils employés ; instruments astronomiques et enregistrement électrique. MM. Le Verrier et Yvon Villarceau se sont accordés pour effectuer la comparaison des observateurs sous la condition que chacun se servît des appareils qu'il devait effectivement employer dans la mesure réelle des différences de Longitude.
M. Faye cite les procédés employés en Suisse pour la détermination de l'équation personnelle absolue et rappèle les fortes équations qui s'observaient entre deux observateurs avant l'emploi de l'enregistrement électrique.
M. Yvon Villarceau dit que l'on ne peut actuellement rien conclure de ces discordances contre la méthode employée par des observateurs pour le fractionnement de la seconde : l'une de ces méthodes très répandue consiste à comparer les distances de l'image d'une étoile à un fil horaire au moment des battements de la pendule qui précèdent et suivent le passage à ce fil. M. Yvon Villarceau estime cette méthode très défectueuse et lui préfère celle qui lui a été recommandée par M. Arago, et qu'il rappèle en quelques mots. Cette méthode paraît avoir été négligée ou oubliée à l'Observatoire. M. Faye déclare qu'il ne connaissait pas la méthode d'Arago.
Le Secrétaire
Yvon Villarceau
Type de document Procès-verbal
Président de la séance Pâris, Edmond (1806-1893)
Transcripteur Muller, Julien
Collection Registre 1868-1874 (copies)
Citer ce document “Procès-verbal de la séance du 2 avril 1873”, 1873-04-02, Les procès-verbaux du Bureau des longitudes, consulté le 20 septembre 2018, http://purl.oclc.org/net/bdl/items/show/10855
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