Les procès-verbaux du Bureau des longitudes

2 fructidor 12e assemblée

Titre 2 fructidor 12e assemblée
Contexte Cahier 1795-1797
Date 1795-08-19
Rédacteur inconnu
Membres présents La Lande, Jérôme de (1732-1807); Borda, Jean-Charles (1733-1799); Laplace, Pierre-Simon de (1749-1827); Buache de La Neuville, Jean-Nicolas (1741-1825); Lagrange, Joseph-Louis (1736-1813); Caroché, Noël-Simon (1740-1813);
Identifiant O1795_1797_016
Format 19 x 22,6 cm; image/jpeg;
Éditeur Bureau des longitudes; Observatoire de Paris; Laboratoire d'Histoire des Sciences et de Philosophie - Archives Henri Poincaré (UMR 7117 CNRS / Université de Lorraine);
Droits CC BY-SA 3.0 FR
Transcription

12e assemblée

2 Fructidor an III

[19 août 1795]

 

On a annoncé que les trois grands instruments de Megnié[1] ont été vendus 76 000 # quoiqu'on eût proposé au Comité d'instruction d'en faire l'acquisition. Rochette[2] les a déposés chez Charles[3] pour les vendre.

Le C. Buache a annoncé que les instruments de Saron seront bientôt vendus et qu'il faudrait engager le Comité d'instruction à acquérir la lunette, et le chronomètre.

On écrira à l'Agence des Lois pour faire imprimer le décret d'établissement du Bureau, cent cinquante exemplaires.

On a lu une lettre du C. Saint Jacques[4], directeur de l'observatoire de Marseille, qui offre ses services au Bureau des longitudes.

Lettre de Flaugergues qui s'offre pour diriger un observatoire.

On s'est transporté chez le président qui était malade (le C. Borda).

[Barré : Le C. Laplace a lu un projet d'arrêté à prendre par le Comité pour faire imprimer les tables décimales, à l'Imprimerie de la République.]

On a fait au règlement du Bureau de nouvelles additions.

 

[Signatures] Lalande, Borda, Laplace, Buache, Lagrange, Caroché.



[1] Pierre Bernard Mégnié (1751-1807), fils d'un maître serrurier de Dijon, auteur d'une machine à diviser en 1777, appuyé par Lalande, avait été choisi par Cassini IV en 1785 pour réaliser un grand quart de cercle mural et une machine parallactique en vue de renouveler l'instrumentation de l'Observatoire ; mais il s'enfuit en octobre 1786 pour l'Espagne, où il obtint du ministre des Finances la construction d'un observatoire à Madrid où il fit des observations à partir de 1791. Il dut quitter l'Espagne au moment de la Guerre en 1793, et y retourna par la suite. Son frère, Mégnié le Jeune, ingénieur breveté, réalisa un aéromètre pour Lavoisier.

[2] Gaspard Rochette, né vers 1754, réputé sous la Révolution et au début des années 1800 pour son habileté à fabriquer des objectifs achromatiques ; il mit au point une méthode de collage des lentilles.

[3] Il s'agit de Jacques-Alexandre-César Charles (1746-1823), membre de l'Académie des sciences en 1785 et doté alors d'un logement au Louvre, célèbre expérimentateur, inventeur du mégascope, qui perfectionna l'aéromètre et les montgolfières ; il possédait l'un des plus beaux cabinets de physique de son temps

[4] Guillaume Saint-Jacques de Silvabelle (1722-1801) était devenu l'assistant du père Pézenas à l'observatoire Sainte-Croix des Jésuites, à Marseille. Il se rendit célèbre par sa « Solution du problème de la précession des équinoxes » qui relevait plusieurs erreurs dans le traité de d'Alembert sur cette question, et que ce dernier garda au lieu de les soumettre à l'Académie ; il s'ensuivit une vive dispute.  Après la suppression de la Compagnie de Jésus, Saint-Jacques devint le premier directeur de l'observatoire de Marseille (1764) et se signala par des travaux publiés surtout à l'étranger, sur la navigation, l'écoulement de l'eau, les tabches du soleil, ou même des questions philosophiques.

Type de document Procès-verbal
Transcripteur Feurtet, Jean-Marie
Commentaires Partie basse du verso du 4e feuillet. Même vue que la précédente
Collection Cahier 1795-1797
Citer ce document “2 fructidor 12e assemblée”, 1795-08-19, Les procès-verbaux du Bureau des longitudes, consulté le 15 décembre 2018, http://purl.oclc.org/net/bdl/items/show/16
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