Les procès-verbaux du Bureau des longitudes

Séance du 10 avril 1844

Titre Séance du 10 avril 1844
Contexte Volume 1844-1853
Date 1844-04-10
Rédacteur Daussy, Pierre (1792-1860)
Membres présents Daussy, Pierre (1792-1860)
Identifiant O1844_1853_022
Relation C1827_1844_839
Format 16,3 x 21,6 cm; image/jpeg;
Éditeur Bureau des longitudes; Observatoire de Paris; Laboratoire d'Histoire des Sciences et de Philosophie - Archives Henri Poincaré (UMR 7117 CNRS / Université de Lorraine);
Droits CC BY-SA 3.0 FR
Transcription

Séance du 10 avril 1844

[Daussy rédige]

On lit le procès-verbal de la séance précédente : il est adopté.

Le Bureau reçoit une lettre de M. l'abbé Roudon, chanoine d'Aix, sur le méridien principal ; le numéro de janvier du Bulletin de la Société de géographie.

M. Liouville présente de la part de M. Bonnet une note imprimée sur un théorème de mécanique et sur une propriété de la lemniscate.

M. Beautemps-Beaupré annonce que le puits de marée de Toulon est achevé.

M. Largeteau présente la carte de l'éclipse annulaire de 1847. Elle sera insérée dans la Connaissance des temps.

M. Gambey apportera mercredi prochain la balance qu'il avait promise pour aujourd'hui.

M. Biot demande si la position de la lune et du soleil peut être telle que la ligne des cornes puisse se trouver parallèle à l'horizon, comme on le voit représenté sur certains hiéroglyphes. M. Mauvais fait remarquer que cette circonstance arrivera pour un observateur placé sur l'équateur lorsque le soleil et la lune seront sans déclinaison, et en général toutes les fois que le soleil et la lune se trouveront dans un même plan vertical. Le Bureau charge M. Mauvais d'examiner cette question et de déterminer les limites des latitudes sous lesquelles ce phénomène peut avoir lieu.

M. Biot entretient le Bureau des coïncidences qui ont eu lieu entre les années de 360 jours et de 365 jours des Egyptiens ; afin de chercher vers laquelle de ces époques l'addition des jours épagomènes a pu avoir été faite. Il remarque que pour celle qui a eu lieu en – 1780, l'année lunaire s'est trouvée pour ainsi dire encadrée dans l'année solaire, en sorte qu'il se trouvait le même nombre de jours entre la première nouvelle lune et le commencement de l'année qu'il y en avait entre la dernière et la fin. Il est donc probable que l'addition des épagomènes a eu lieu à cette époque de coïncidence très remarquable.

Type de document Procès-verbal
Transcripteur Feurtet, Jean-Marie
Collection Volume 1844-1853
Citer ce document “Séance du 10 avril 1844”, 1844-04-10, Les procès-verbaux du Bureau des longitudes, consulté le 22 octobre 2018, http://purl.oclc.org/net/bdl/items/show/2726
FR751142302_006_004062_A.jpg
FR751142302_006_004063_A.jpg