Les procès-verbaux du Bureau des longitudes

Bureau des Longitudes - Séance du 16 mai 1888

Title Bureau des Longitudes - Séance du 16 mai 1888
Rédacteur Tisserand, Félix (1845-1896)
Contexte Volume 1886-1890
Date 1888-05-16
Membres présents Cloué, Georges Charles (1817-1889); Mouchez, Ernest (1821-1892); Abbadie, Antoine d' (1810-1897); Tisserand, Félix (1845-1896); Fizeau, Hippolyte (1819-1896); Faye, Hervé (1814-1902); Loewy, Maurice (1833-1907); Bonnet, Ossian (1819-1892); Cornu, Alfred (1841-1902); Pâris, Edmond (1806-1893);
Identifier O1886_1890_147
Format 17,4 x 23,1 cm; image/jpeg;
Publisher Bureau des longitudes; Observatoire de Paris; Laboratoire d'Histoire des Sciences et de Philosophie - Archives Henri Poincaré (UMR 7117 CNRS / Université de Lorraine);
Rights CC BY-SA 3.0 FR
Transcription

Bureau des Longitudes – Séance du 16 Mai 1888.

Présidence de M. Faye.

Le procès-verbal de la dernière est lu et adopté.

Le Bureau reçoit :

Comptes-rendus N° 19

Bullet. adm. N° 802

Monthly Notices N° 6

Observatory Nos 135-136

Astr. Nachr. N° 2839

Wochenschrift Nos 11-18

Sirius Cahiers 4 et 5

Bullet. astr. N° de Mai

Atlas de Berghaus 15e livraison

Mémoires de la Société des Sciences de Mexico, N° 9.

M. d'Abbadie revient sur les remarques faites dans la dernière séance au sujet des variations [barré : du fil à plomb] <de la verticale>.

Il lui paraît difficile d'admettre que les anomalies constatées par M. Respighi, observateur expérimenté, proviennent d'un défaut de mise au point.

M. d'Abbadie cite ensuite des anomalies du même ordre constatées à l'observatoire de Washburn ; elles sont nombreuses, et la plus grande est de 4",9.

M. Faye dit qu'un certain nombre de ces différences peuvent être attribuées à des phénomènes microsismiques.

M. Fizeau pense que le plus grand nombre des anomalies se rapportent à des changements superficiels de la croûte terrestre ou des instruments.

M. Loewy ne nie pas qu'on puisse avoir dans la lecture nadirale des changements de 2 secondes ; on les a à Paris ; mais ce sont des variations de température qui les produisent.

Quant à la mise au foyer dans les observations nadirales, elle est très difficile, et les astronomes n'y mettent pas toujours assez de soin.

M. Tisserand fait remarquer que la lecture absolue au nadir varie en effet d'un mois à l'autre ; cela est connu ; aussi bien ne fait-on pas intervenir cette lecture absolue dans la mesure des déclinaisons des étoiles ou de la latitude. On n'utilise que des différences de lecture. Ce qui serait important à constater, ce seraient des variations dans une même soirée d'observations.

M. Cornu dit que les incertitudes du nadir proviennent de la difficulté que l'on a, dans les meilleurs instruments, à éclairer l'objectif d'une manière uniforme.

M. Cornu a vu l'appareil de M. Respighi, et trouve son installation défectueuse. La lunette est placée au sommet du Capitole, et le bain de mercure à 30 mètres en dessous ; les rayons lumineux rasent les planchers des divers étages, qui sont à des températures différentes.

M. d'Abbadie maintient que les variations de température, au moins dans certains cas, n'expliquent pas les anomalies constatées.

M. Mariano Viada de Barcelone demande au Bureau des renseignements sur ce que l'on a fait en France relativement aux signaux de brouillard.

On lui répond que cela regarde la Direction des Phares et le service hydrographique. M. Bouquet de la Grye lui enverra du reste un Mémoire intéressant publié sur la question par M. Banaré dans la Revue Maritime.

M. Faye parle d'une éclipse totale de Soleil qui sera visible en Décembre 1889 au Congo, où elle durera 3m.22s ; le Bureau pourrait peut-être songer à la faire observer.

M. Faye donne lecture d'une lettre de M. Perrotin qui a constaté à l'Observatoire de Nice des changements importants dans les canaux [en marge, au crayon de papier : et les continents] de Mars.

M. Faye demande ensuite que l'on insère dans l'Annuaire les valeurs de la pesanteur à la surface des diverses planètes [au crayon de papier : comme cela avait lieu autrefois.]

Au commencement de la séance, on a répondu au Ministre de l'Instruction Publique au sujet de la longitude Paris-Greenwich.

La séance est levée à cinq heures.

Le secrétaire,

F. Tisserand

[au crayon de papier : Le procès verbal est adopté]

Type de document Procès-verbal
Président de la séance Faye, Hervé (1814-1902)
Transcripteur Muller, Julien
Collection Volume 1886-1890
Citation “Bureau des Longitudes - Séance du 16 mai 1888”, 1888-05-16, Les procès-verbaux du Bureau des longitudes, consulté le November 18, 2019, http://purl.oclc.org/net/bdl/items/show/4262
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