Les procès-verbaux du Bureau des longitudes

Bureau des Longitudes - Séance du 27 juin 1888

Title Bureau des Longitudes - Séance du 27 juin 1888
Rédacteur Tisserand, Félix (1845-1896)
Contexte Volume 1886-1890
Date 1888-06-27
Membres présents Loewy, Maurice (1833-1907); Tisserand, Félix (1845-1896); Mouchez, Ernest (1821-1892); Fizeau, Hippolyte (1819-1896); Faye, Hervé (1814-1902); Bouquet de La Grye, Anatole (1827-1909); Pâris, Edmond (1806-1893);
Identifier O1886_1890_156
Format 15 x 20 cm; image/jpeg;
Publisher Bureau des longitudes; Observatoire de Paris; Laboratoire d'Histoire des Sciences et de Philosophie - Archives Henri Poincaré (UMR 7117 CNRS / Université de Lorraine);
Rights CC BY-SA 3.0 FR
Transcription

Bureau des Longitudes – Séance du 27 Juin 1888.

Présidence de M. Faye.

Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté.

Le Bureau reçoit :

Comptes-rendus n° 25

Bullet. adm. n° 808

Nature, N° 972

Circul. de Berlin, N° 321

Astr. Nachr. N° 2844

Harvard College – Annual Report.

M. Bouquet de la Grye dit que, pour cette année, le traitement de M. Perrotin (300f) sera payé sur les fonds restés disponibles au Chapitre Ier par [barré : le départ] l'absence momentanée de M. Masson. – L'an prochain, on le payera sur le Chapitre II.

M. Faye annonce au Bureau que M. Berthelot lui a promis de réduire des deux-tiers son article sur la Thermo-chimie, espérant d'ailleurs que, grâce au roulement adopté, son article pourra paraître in-extenso tous les cinq ans.

On parle de la Note insérée par M. Faye dans le dernier Compte-rendu au sujet de l'hypothèse de Lagrange sur les projectiles qui auraient pu être lancés par des planètes.

M. Fizeau fait remarquer que la Terre peut rentrer ainsi en possession des matériaux qu'elle aurait perdus antérieurement ; c'est là un élément de stabilité.

M. Faye fait un résumé de son article. Il a été frappé du grand nombre d'orbites de comètes ou d'étoiles filantes qui coupent l'orbite de la Terre ; il a trouvé aussi que les orbites des autres planètes sont rencontrées par les orbites de nombreuses comètes.

M. Tisserand dit que M. Le Verrier avait admis un moment que l'orbite de la Terre pouvait être entourée d'un anneau de corpuscules ; il pense qu'on pourrait arriver à une notion de la masse de l'ensemble de ces corpuscules en déterminant la masse de la Terre par la gravité, ou par les perturbations séculaires que cause la Terre dans les mouvements de Mars et de Vénus.

M. Loewy fait remarquer que les comètes sont sans doute extrêmement nombreuses ; nous ne pouvons en observer que quelques unes, rapprochées à la fois de la Terre et du Soleil ; on ne peut pas conclure de là que l'orbite de la Terre ou les orbites des autres planètes soient coupées par le plus grand nombre des orbites cométaires.

M. Faye revient sur le nombre considérable d'essaims d'étoiles filantes dont les orbites croisent celle de la Terre.

M. Fizeau croit que l'on a beaucoup exagéré le nombre des points radiants. Ceux auxquels correspondent un petit nombre d'étoiles filantes sont le plus souvent déterminés avec peu de précision, en raison des étoiles sporadiques qui viennent compliquer les phénomènes. Il pense qu'il serait utile de discuter à nouveau les observations.

M. Loewy rend compte de sa mission auprès des astronomes anglais ; avec MM. Bassot et Defforges, il a obtenu ce que le Bureau demandait : la [barré : longitude] <différence de longitude entre l'Observatoire de Greenwich et celui du Bureau des Longitudes à Montsouris> sera faite en double et simultanément, par les Français d'une part et les Anglais de l'autre. Les astronomes anglais emploieront des instruments presque semblables aux nôtres, feront les signaux électriques en suivant nos procédés, et [barré : emploieront] se serviront sans doute du [barré : le] catalogue d'étoiles dressé par M. Loewy pour les culminations lunaires. On commencera à la fin de septembre.

Les emplacements des deux pavillons d'observation ont été choisis dans les terrains de l'Observatoire de Greenwich ; le voisinage des bâtiments de l'observatoire ne permettra pas l'emploi de mires qui seront remplacées par des collimateurs.

On tâchera de faire ensuite la longitude Dunkerque-Greenwich, mais alors sans le concours des Anglais qui nous laisseront faire. Enfin, il a été convenu que M. Defforges ira en Angleterre pour mettre les astronomes anglais au courant de nos appareils électriques.

M. Faye dit qu'il est bon d'écrire au Ministre pour l'informer du succès de la mission de M. Loewy.

M. Tisserand préparera une lettre.

M. l'Amiral Mouchez regrette que l'observatoire n'ait pas pu, faute d'argent, prendre part aux opérations [barré : faute d'argent.]

M. Faye présente au Bureau les beaux dessins des canaux de Mars que lui a envoyés M. Perrotin ; ils paraîtront prochainement dans les Comptes-Rendus.

M. Faye dit ensuite que la lettre rédigée par M. Bouquet de la Grye au sujet de l'unification de l'heure en France a été envoyée au Ministre.

La séance est levée à cinq heures.

Le secrétaire,

F. Tisserand

Type de document Procès-verbal
Président de la séance Faye, Hervé (1814-1902)
Transcripteur Muller, Julien
Collection Volume 1886-1890
Citation “Bureau des Longitudes - Séance du 27 juin 1888”, 1888-06-27, Les procès-verbaux du Bureau des longitudes, consulté le August 25, 2019, http://purl.oclc.org/net/bdl/items/show/4271
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