Les procès-verbaux du Bureau des longitudes

Bureau des Longitudes - Procès-verbal de la séance du 27 février 1924

Title Bureau des Longitudes - Procès-verbal de la séance du 27 février 1924
Creator Fichot, Eugène (1867-1939)
Contexte Volume 1924-1926
Date 1924-02-27
Contributor Fichot, Eugène (1867-1939); Picard, Émile (1856-1941);
Identifier O1924_1926_010
Format 19,7 x 30,5 cm; image/jpeg;
Publisher Bureau des longitudes; Observatoire de Paris; Laboratoire d'Histoire des Sciences et de Philosophie - Archives Henri Poincaré (UMR 7117 CNRS / Université de Lorraine);
Rights CC BY-SA 3.0 FR
Type Dactylographié avec corrections manuscrites; Text; Procès-verbal;
Description

Bureau des Longitudes.

Procès-verbal de la Séance du 27 Février 1924.

Présidence de M. PICARD

Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté.

Le Bureau reçoit les ouvrages mentionnés aux livres des entrées.

A propos du procès-verbal, une discussion à laquelle prennent part MM. BIGOURDAN, DESLANDRES, JOBIN et de la BAUME PLUVINEL, s’engage sur les possibilités d’actionner les micromètres impersonnels à l’aide des petites pompes à glycérine dont M. BIGOURDAN avait préconisé l’emploi dans la dernière séance. Il résulte de cette discussion que les contacts automatiques ne sont pas sans présenter certains inconvénients, que tout micromètre impersonnel devrait pouvoir être utilisé également comme un micromètre ordinaire et qu’il y aurait intérêt à ce que l’observateur pût donner le contact lorsqu’il en est satisfait. Seuls, des essais pourraient conduire à des conclusions plus positives.

M. DESLANDRES demande si l’emploi des cellules pour l’enregistrement des passages ne serait pas susceptible d’introduire un léger retard.

M. de la BAUME PLUVINEL fait observer qu’effectivement le sélénium présente une inertie assez grande, et variable avec l’intensité de la source.

M. le Général FERRIÉ répond que, selon M. ROUGIER, aucun retard n’est à craindre avec les cellules ; s’il en existait, il serait d’ailleurs aisé de le tarer.

M. JOBIN rappelle qu’en Hollande, Van SITTER s’est servi pour enregistrer les spectrogrammes d’un appareil entré depuis dans la pratique. M. le Général FERRIÉ fait ressortir que le problème est beaucoup plus compliqué lorsqu’il s’agit d’enregistrer le passage d’étoiles de 5ème grandeur, mettant en jeu des courants de l’ordre de 10-12 [barré : - 12] ampères.

M. le Président donne lecture d’une lettre de M. MORILLON, 76, rue des Archives, demandant des renseignements sur la variation de la déclinaison magnétique à LIBREVILLE (Gabon). Transmis à M. FICHOT pour réponse.

M. BIGOURDAN présente au Bureau son Rapport sur les travaux effectués par le Bureau International de l’Heure en 1923. Ce Rapport contient en particulier une représentation graphique de l’étude de la pendule 1228 Leroy qui appartient au Bureau [barré : des Longitudes] <de l’Heure> ; il en résulte que les valeurs des secondes successives présentent de petites inégalités tenant aux défauts inévitables de la roue à rochet de 30 dents qui commande les contacts. Aussi ne peut-on pas garantir le 1/100 de seconde, tandis que la sensibilité de l’oreille est de l’ordre de 1/1000. M. BIGOURDAN en conclut qu’il n’est pas illogique de modifier après coup les résultats des comparaisons des pendules. Cette pratique est d’ailleurs usitée également aux Etats-Unis. Pour l’avenir, i1 conviendra de faire commander la seconde par le pendule lui-même : l’enregistrement au moyen des cellules fournira certainement un moyen commode de réaliser ce progrès.

M. le Général FERRIÉ expose au Bureau la façon dont il conçoit la solution : l’appareil d’enregistrement sera placé dans la salle des pendules où un système optique ramènera le rayon lumineux depuis les caves, le long du puits. M. de la BAUME PLUVINEL propose de placer la lampe elle-même à l’extérieur du puits : le rayon lumineux pourra descendre et remonter ensuite.

M. BIGOURDAN déplore à ce propos les conditions d’exiguïté dans lesquelles se trouve installé le Bureau International de l’Heure. Le manque de place rend presque impossible l’emploi des fonds qui lui ont été attribués par l’Assemblée de Rome ; il importe cependant d’utiliser le reliquat disponible, sans quoi la subvention risquerait d’être réduite.

M. le Président, se faisant l’interprète des sentiments du Bureau, reconnaît que l’Observatoire, ayant accepté de donner asile au Bureau International de l’Heure, a [barré : pour] <par> cela même assumé l’obligation de lui fournir les moyens de travailler.

M. le Président annonce qu’il a reçu de M. le Colonel BELLOT un dossier contenant le relevé des observations à l’astrolabe effectuées par M.M. le Colonel MAILLES [Maille] et le Capitaine REIGNIER et les calculs des observations de ce dernier officier exécutés par M. HASS ; calculateur du Service Géographique de l’Armée. Le Bureau décide qu’une Commission composée de MM. BIGOURDAN, JOBIN, de la BAUME PLUVINEL et FICHOT prendra connaissance de ce dossier et en rendra compte au Bureau dans la prochaine séance.

La Séance est levée à 16 heures 35.

E. Fichot

Type de document Procès-verbal
Président de la séance Picard, Émile (1856-1941)
Transcripteur Muller, Julien
Collection Volume 1924-1926
Citation “Bureau des Longitudes - Procès-verbal de la séance du 27 février 1924”, 1924-02-27, Les procès-verbaux du Bureau des longitudes, consulté le October 4, 2022, http://purl.oclc.org/net/bdl/items/show/6841
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