Les procès-verbaux du Bureau des longitudes

Bureau des Longitudes - Procès-verbal de la séance du 16 février 1927

Title Bureau des Longitudes - Procès-verbal de la séance du 16 février 1927
Creator Fichot, Eugène (1867-1939)
Contexte Volume 1927-1929
Date 1927-02-16
Contributor Fichot, Eugène (1867-1939); Lallemand, Charles (1857-1938);
Identifier O1927_1929_009
Format 19,7 x 30 cm; image/jpeg;
Publisher Bureau des longitudes; Observatoire de Paris; Laboratoire d'Histoire des Sciences et de Philosophie - Archives Henri Poincaré (UMR 7117 CNRS / Université de Lorraine);
Rights CC BY-SA 3.0 FR
Type Manuscrit; Text; Procès-verbal;
Description

Bureau des Longitudes

Procès-verbal de la Séance du 16 Février 1927.

Présidence de M. Lallemand

Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté.

Le Bureau reçoit les ouvrages mentionnés aux livres des entrées.

M. Deslandres revient, à propos du procès-verbal, sur la question encore bien obscure de la variation séculaire de l’aiguille aimantée. De toutes les explications données jusqu’ici, une seule parait suffisamment plausible, à savoir celle qui admet à l’intérieur de la terre une partie tournant autrement que la surface elle-même. Récemment, Jeffreys et Joly, par leurs études sur la radioactivité à l’intérieur du globe, ont été conduits à attribuer à la croûte solide une épaisseur de 30 km seulement. En dessous, se trouverait une couche liquide, reposant sur une nouvelle couche solide. C’est la forte radioactivité du granite qui produirait l’accumulation de chaleur nécessaire pour amener la fusion de la couche intermédiaire.

M. Deslandres entretient également le Bureau de l’influence de la radiation solaire sur la radioactivité. Si on expose au soleil une plaque de plomb sur laquelle a été déposée une goutte de polonium, dont le rayonnement ne contient que des rayons α, on constate, après exposition, qu’une radioactivité spéciale s’est développée dans le plomb. La courbe d’intensité du rayonnement est [barré : celle] identique à celle du radium E, qui est précisément l’élément générateur du polonium. Il semble qu’il y ait une régression de la filiation.

Le Colonel Mailles [Maille] est introduit dans la salle des séances et, sur l’invitation du Président, [barré : fait un] rend compte sommairement de sa mission à San-Diego. Un observatoire temporaire avait été installé sur un banc de sable : il comprenait un poste de réception radiotélégraphique, un trou cimenté pour recevoir l’unique pendule Riefler n° 144, un pilier pour la lunette Prin et l’abri de l’astrolabe S.O.M., le tout réduit au strict minimum. Le personnel observateur américain était de premier ordre. La concordance des résultats échangés a été très satisfaisante, surtout au début. Tous les enregistrements de signaux ont été faits par les Américains, ils n’en ont pas encore envoyé le relevé.

Le colonel Mailles termine son exposé en formulant les conclusions suivantes :

[barré : 1°] Dans toute opération de ce genre, il convient :

1° de ne pas envoyer d’observateur isolé ;

2° [barré : de comparer] d’unifier et comparer avant et après les instruments qui doivent être utilisés dans les divers postes fondamentaux ;

3° d’attribuer à chaque opérateur un instrument qu’il connaisse bien pour s’en être déjà servi ;

4° de rédiger en plusieurs langues des instructions précises et concises.

Le Président adresse au Colonel Mailles les remerciements du Bureau pour la façon dont il s’est acquitté de sa mission.

La séance est levée à 17h.0

E. Fichot

Type de document Procès-verbal
Président de la séance Lallemand, Charles (1857-1938)
Transcripteur Muller, Julien
Collection Volume 1927-1929
Citation “Bureau des Longitudes - Procès-verbal de la séance du 16 février 1927”, 1927-02-16, Les procès-verbaux du Bureau des longitudes, consulté le September 25, 2022, http://purl.oclc.org/net/bdl/items/show/7011
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