Les procès-verbaux du Bureau des longitudes

Bureau des Longitudes - Procès-verbal de la séance du 21 novembre 1923

Title Bureau des Longitudes - Procès-verbal de la séance du 21 novembre 1923
Creator Jobin, Amédée (1861-1945)
Contexte Volume 1919-1923
Date 1923-11-21
Contributor Jobin, Amédée (1861-1945); Picard, Émile (1856-1941);
Identifier O1919_1923_299
Format 17,4 x 30,5 cm; image/jpeg;
Publisher Bureau des longitudes; Observatoire de Paris; Laboratoire d'Histoire des Sciences et de Philosophie - Archives Henri Poincaré (UMR 7117 CNRS / Université de Lorraine);
Rights CC BY-SA 3.0 FR
Type Dactylographié avec corrections manuscrites; Text; Procès-verbal;
Description

Bureau des Longitudes.

Procès-verbal de la Séance du 21 NOVEMBRE 1923.

Présidence de M. PICARD

Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté.

Le Bureau reçoit les ouvrages mentionnés aux livres des entrées.

Monsieur le Président donne lecture :

1° d’une lettre de la Librairie Gauthier-Villars informant le Bureau que l’Annuaire sera prêt pour la date demandée à condition que les épreuves corrigées reviennent à l’Imprimerie avant le 4 ou le 5 Décembre,

2°.- d’une lettre de la Société de Géographie demandant la Connaissance des Temps pour 1925

Il sera répondu qu’il ne nous <en> reste que trop <peu> d’exemplaires et que la Sté de Géographie veuille bien se procurer le volume nécessaire chez Gauthier-Villars. [barré : si]

-------

M. BIGOURDAN communique quelques corrections indiquées par M. GUILLAUME pour quelques passages de l’Annuaire ayant trait au Système métrique. Le Bureau décide d’introduire ces corrections l’an prochain car pour cette année la mise en page est terminée.

M. 1e général BOURGEOIS membre de la Commission Consultative du Séquestre des biens ennemis en Alsace-Lorraine, entretient le Bureau de la question de la saisie du matériel de Sismologie de l’ancienne université allemande de Strasbourg. Il rappelle que l’Association Internationale de sismologie a été dissoute et que sa bibliothèque et son matériel ont été attribués à [barré : l’Institut de physique du globe de l’Université de Strasbourg.] <la Section de Sismologie de l’Union Internat. de géodésie et de géophysique>

Il reste en outre à la liquidation une somme de 29.000 Francs- provenant des souscriptions1 des Etats adhérents- dont 8.000 pour l’Allemagne et 6.000 pour la Hongrie. M. le Recteur de Strasbourg propose le remboursement intégral de ces sommes aux Etats adhérents et M. le Commissaire général de la République en Alsace et Lorraine donne l’avis que la décision des alliés de maintenir la station sismologique internationale à Strasbourg tient surtout à la possession de la bibliothèque de l’association dissoute.

D’autre part, M. le Président du Conseil ne voit pas d’inconvénient à ce que la quote part allemande et hongroise soit reversée à une association savante analogue en Allemagne et en Hongrie respectivement.

Dans le cas contraire ces sommes devraient revenir au Séquestre. M. le général BOURGEOIS remet au Président un exemplaire du rapport de la Commission consultative et demande l’avis du Bureau sur les questions soulevées. Il demandera de même l’avis de l’Académie et présentera leurs points de vue à la discussion de la Commission du Sénat.

Une discussion générale s’engage à ce sujet. M. LALLEMAND [barré : indique] <[barré : pense] craint> que la somme de 29.000 Frs ait été dépensée depuis. [barré : et que] D’autres part l’Allemagne2 a abandonné toute revendication sur la liquidation de l’ancienne association. Il ajoute que la liquidation a été faite suivant les règles ordinaires et qu'un procès- verbal détaillé en a été établi. Il propose de transmettre le rapport à M. LACROIX pour avoir l'avis de M. ROTHÉ, après quoi le Bureau pourra donner son avis motivé.

Adopté.

M. BIGOURDAN rappelle que la longitude d'UCCLE a été entreprise en 1913, sous les auspices du Bureau, avec des instruments méridiens et des astrolabes. Cette longitude est fausse de 15 à 17 [barré : centimètres] <centièmes> et cependant il y avait accord entre méridiennes et astrolabes : les Allemands ont signalé cette erreur à plusieurs reprises.

Il faudrait d'ici le 1er janvier se mettre d'accord avec les Belges sur le chiffre de la longitude. Nous avons maintenant 4 années d'observation de l'heure et nous pouvons établir cette longitude exactement.

Au point de vue instrumental il y aurait peut-être lieu de voir comment concordent les nivellements, car on peut mettre en doute la valeur des niveaux employés à cette époque.

Au sujet de la comparaison des instruments méridiens et des astrolabes, M. le général FERRIÉ rappelle qu'il y eût à ce moment 3 opérations distinctes : l'une à l'astrolabe dans le parc de Laeken, l'autre aux observatoires d'UCCLE et de PARIS, avec des instruments méridiens. Il conviendrait de comparer les chiffres obtenus de part et d'autre. Peut-être trouvera-t-on trace des difficultés rencontrées alors dans la comparaison des pendules.

[barré : M. ANDOYER observe que le détail de ces 2 opérations doit se trouver dans les Annales du Bureau.]

M. le Général BOURGEOIS rappelle les conditions dans lesquelles se fit l’opération de Laeken. Le roi des Belges en vue des travaux de géodésie à effectuer au Congo, voulait se rendre compte des conditions d’emploi de l'astrolabe ; facilité d'observation, de transport, etc.

Laeken a été ensuite rattaché à Uccle par une triangulation

En tous cas, les Services Géographiques Français et Belges doivent avoir conservé des documents que l'on pourrait consulter.

En conclusion le Bureau décide que M. BIGOURDAN se mettra en relations avec M. STROBAND [Stroobant] pour terminer la question de la longitude d’Uccle.

M. BAILLAUD rend compte au Bureau, que d’après M. SIMONIN il y a systématiquement 5/100 d'écart. entre les observations faites sur les 2 piliers de la Salle Méridienne, quel que soit l’observateur.

M. HAMY dit que cela [barré : tient] <pourrait tenir> à la disymétrie de la salle et aux couches d'air différemment réfringentes. Dans les observatoires étrangers on s’est préoccupé de la symétrie des salles.

M. le Général FERRIÉ fait remarquer au sujet de l'observation de M. HAMY, qu'elle donne plus de force à l'argument des américains qui proposent d'observer en pleine campagne avec des instruments portatifs.

M. le Général BOURGEOIS rend compte au Bureau qu'il tient de M. le Général CHOVALSKY [Chokalski ?] que les documents russes relatifs à la mesure de l'arc de méridien russo-suédois, sont à l’Observatoire de Pulkowo [Poulkovo]. Comme les Suédois d'autre part ont conservé les leurs, les documents relatifs à cette importante opération géodésique sont complets.

M. le Général FERRIÉ communique au Bureau une lettre de l'Observatoire de Washington relative à la coopération américaine aux travaux de la longitude mondiale.

Il y a deux ans, cet établissement n'avait pas de crédits pour ce travail et il avait proposé de le remettre à 1925.

Actuellement, ils se préparent effectivement pour 1925. Ils organisent un observatoire à San-Diego, en Californie. Le poste de Perlarbor [Pearl Harbor] enverra les signaux.

Si cela aboutissait, nous pourrions marcher avec eux sans l’aide des Anglais.

Dans le même ordre d’idées, M. BIGOURDAN indique que l’Observatoire de Zi-Ka-Weï renforce actuellement son personnel

Après échange de vues sur cette question, la séance est levée à 16h45

Le membre du Bureau, Secrétaire :

A. Jobin

1 Il y a une coquille dans le texte original : « sourcriptions ».

2 Il y a une coquille dans le texte original : « l)Allemagne ».

Type de document Procès-verbal
Président de la séance Picard, Émile (1856-1941)
Transcripteur Muller, Julien
Commentaires Le feuillet correspond à la fin du procès-verbal.
Collection Volume 1919-1923
Citation “Bureau des Longitudes - Procès-verbal de la séance du 21 novembre 1923”, 1923-11-21, Les procès-verbaux du Bureau des longitudes, consulté le April 11, 2021, http://purl.oclc.org/net/bdl/items/show/6825
FR751142302_006_016928_A.jpg
FR751142302_006_016929_A.jpg
FR751142302_006_016930_A.jpg
FR751142302_006_016931_A.jpg
FR751142302_006_016932_A.jpg
FR751142302_006_016933_A.jpg