Les procès-verbaux du Bureau des longitudes

Bureau des Longitudes - Procès-verbal de la séance du 9 janvier 1924

Title Bureau des Longitudes - Procès-verbal de la séance du 9 janvier 1924
Creator Fichot, Eugène (1867-1939)
Contexte Volume 1924-1926
Date 1924-01-09
Contributor Fichot, Eugène (1867-1939); Picard, Émile (1856-1941);
Identifier O1924_1926_004
Format 19,7 x 30,5 cm; image/jpeg;
Publisher Bureau des longitudes; Observatoire de Paris; Laboratoire d'Histoire des Sciences et de Philosophie - Archives Henri Poincaré (UMR 7117 CNRS / Université de Lorraine);
Rights CC BY-SA 3.0 FR
Type Dactylographié avec corrections manuscrites; Text; Procès-verbal;
Description

Bureau des Longitudes.

Procès-verbal de la Séance du 9 JANVIER 1924.

Présidence de M. PICARD

Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté.

Le Bureau reçoit les ouvrages mentionnés aux livres des entrées.

M. BIGOURDAN donne récépissé des deux pendules 1337 Leroy et 1338 Leroy appartenant au Bureau des Longitudes et remises au Bureau international de l’Heure. Ces deux pendules ont été installées dans un des caveaux de l’Observatoire, la première le 26 Décembre 1923, la seconde le 2 Novembre 1923. Ce caveau n’est pas fermé et il paraît indispensable de le munir d’une porte.

M. BAILLAUD déclare que l’Observatoire fera mettre une porte, conformément aux indications de M. BIGOURDAN.

M. le Président procède au dépouillement de la correspondance :

a) – Le CANTON CHRISTIAN COLLEGE envoie le Bulletin météorologique de l’Observatoire de Freeman, en proposant un échange annuel des publications. Le Bureau estime qu’il n’y a pas lieu de donner suite à cette proposition.

b) – M. le Ministre de l’Instruction Publique signale au Bureau l’intérêt que présente la reconstitution du fonds français de la Bibliothèque de l’Université de Tokyo. Le Bureau décide d’envoyer ses publications des dix dernières années.

c) – M. BOCCARDI annonce officiellement qu’ayant dû prendre sa retraite pour raison de santé, il a quitté l’Observatoire de Pino Torinese fondé par lui, et donne sa nouvelle adresse Turin (33) – Via Po II.

d) – L’Ecole technique de Liège demande que les Annuaires parus depuis la guerre lui soient envoyés. Le Bureau décide de faire droit à cette demande.

M. FICHOT rend compte de ses démarches auprès de la Maison BEAUDOIN et de M. ABRAHAM.

Les deux oscillographes enregistreurs Abraham commandés par le Bureau à la Maison BEAUDOIN seront prêts du 10 au 15 Janvier et seront alors envoyés au Laboratoire de l’Ecole Normale pour être examinés par M. ABRAHAM avant d’être remis au Bureau. Ils seront munis d’une plaque de cuivre portant la marque du Bureau des Longitudes avec un numéro d’ordre. Chacun de ces appareils, estimé 2500 Fr au moment de la commande, reviendra définitivement, par suite des modifications apportées en cours d’exécution, à 4500 Fr environ, mais le constructeur accepte de les facturer au prix de 4000 Fr. Un premier versement de 2500 Fr ayant été déjà effectué par le Bureau en Avril 1922, il restera à verser une nouvelle somme de 2500 Fr plus un complément de 3000 Fr, soit au total 5500 Fr.

De l’enquête faite par M. FICHOT au Laboratoire de l’Ecole Normale, il résulte que M. ABRAHAM détient 4 oscillographes, dont il lui est impossible d’indiquer actuellement les possesseurs, mais qui pourraient appartenir soit au Bureau des Longitudes, soit au Service de la Télégraphie militaire. M. ABRAHAM va faire vérifier à la Maison CARPENTIER si les reçus qu’il a donnés de ces instruments lui permettent de renseigner exactement le Bureau.

M. LALLEMAND fournit au Bureau quelques renseignements relatifs à la liquidation de l’ancienne association séismologique internationale. M. SCHÜSTER [Schuster], président de la Commission dite des Difficultés, a reçu un chèque global des sommes versées en trop par diverses nations ; mais la création d’un séquestre sur les biens allemands s’oppose au remboursement du contingent revenant à l’Allemagne. M. ROTHÉ expose que certaines nations se plaignent de cet état de choses, et qu’il serait bon d’éclaircir la situation avant la réunion du Congrès de Madrid.

M. le Président rappelle que M. LACROIX et le Général BOURGEOIS doivent entretenir le Président du Conseil de ces difficultés. Il a été entendu, en principe, qu’on rendrait à chacun son bien : il suffirait donc d’obtenir la levée de l’opposition mise par le séquestre français à la restitution d’une somme, d’ailleurs infime, à l’Allemagne.

A la demande de M. APPELL, M. LALLEMAND fait savoir que sur le terrain de la coopération scientifique internationale la France peut compter sur l’appui de l’Italie, grâce à l’influence de M. VOLTERRA.

Une discussion s’engage sur les moyens d’assurer la représentation de la France dans les Congrès scientifiques se tenant à l’étranger, et particulièrement dans les pays à change élevé.

M. FICHOT, au nom de M. BIGOURDAN, dépose sur le Bureau le dernier Bulletin Horaire du Bureau international de l’Heure ; ce bulletin s’étend sur toute la période des mois de Septembre et Octobre, pendant laquelle ont été faites les observations comparatives des divers instruments de détermination de l’heure. Ce bulletin met en évidence certains inconvénients qui ont résulté momentanément de la substitution de la pendulette du Bureau international de l’Heure aux pendulettes des différents postes émetteurs pour la commande des signaux.

A ce sujet, M. le Général FERRIÉ expose qu’une enquête faite sur sa demande par le Service des Postes, Télégraphes et Téléphones, a montré que les causes empêchant les signaux du poste de Croix d’Hins de se produire proviennent de l’émission elle-même. L’arc présente en effet un inconvénient : il se désamorce parfois et se rompt automatiquement après environ une heure de fonctionnement, ce qui correspond précisément à l’émission des signaux horaires. Mais le mode d’émission va être changé et avant deux mois, un alternateur analogue à celui de Sainte Assise se trouvera en service à Croix d’Hins. La lecture des signaux s’en trouvera d’ailleurs grandement facilitée car en modulant avec l’ [barré : axe] <arc> on ne fait que changer très peu la longueur d’onde, de sorte que les signaux se détachent sur un fond de bruit continu. Des appareils très perfectionnés sont nécessaires pour éteindre suffisamment l’onde qu’on ne doit pas entendre. Avec l’alternateur, les signaux tranchent nettement sur le silence : d’où une amélioration considérable qui fera de Croix d’Hins un poste de tout premier ordre.

M. le Général FERRIÉ complète son intéressant exposé par un examen comparatif des qualités des postes de Croix d’Hins et de Sainte Assise.

La Séance est levée à 16 heures 30.

Le Secrétaire

E. Fichot

Type de document Procès-verbal
Président de la séance Picard, Émile (1856-1941)
Transcripteur Muller, Julien
Collection Volume 1924-1926
Citation “Bureau des Longitudes - Procès-verbal de la séance du 9 janvier 1924”, 1924-01-09, Les procès-verbaux du Bureau des longitudes, consulté le May 22, 2024, http://purl.oclc.org/net/bdl/items/show/6835

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